La créatrice

Je me suis dans un premier temps formée au métier d’artisan bijoutier joailler en Belgique au centre IATA de Namur, j’y ai appris les gestes techniques de bases, je dirais même ancestrales, de ce métier.

C’est au cours de ces deux années que ma vision du bijou s’est affutée et que ma créativité à réellement émergée, l’envie de faire autre chose de moins classique, plus extravagant, je souhaitais apprendre le coté créatif de ce métier qu’en Belgique je n’avais pas beaucoup développé l’accent étant mis sur le côté technque du métier.               

Pour cela, je suis donc partie à Paris, au centre AFEDAP afin de choisir la spécialité bijoux contemporains.                                                             Dans cette formation on ne pense plus réellement bijou, le but est de transmettre une pensée à travers une fabrication, on y réfléchit matière, matèriaux, sens, toujours ce “pourquoi” je choisi ça et pas autre chose, ce n’est qu’après que le corps devient le support et que l’on peut appelé notre création un bijou.

Car qu’est ce qu’un bijou? c’est un objet pour lequel le corps devient le support.

 

Le bijou à pour moi beaucoup de rôle, un simple objet, un totem, une mémoire, un symbole, de manière consciente ou non, un bijou n’est pas choisi au hasard.

 Je le vois un peu comme un tatouage, c’est une extension de son hôte, qui sert parfois à donner une information, à garder près de soi une mémoire familiale, à montrer une appartenance à un groupe sociale (les sororités, les confréries), un signe exterieur de richesse (les rappeurs), en Afrique, beaucoup de bijoux sont un signe d’appartenance à une tribu, à un statut sociétal …etc                                                     L’alliance est le parfait exemple qu’un bijou peut transmettre un message au monde extérieur, mais je pense aussi qu’ il peut n’avoir qu’un rôle esthétique.

 

 

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