Bijoux et éthique

Je commence ma formation dans la bijouterie joaillerie en 2007, (arf, ça fout un coup) et la finalise dans le bijou contemporain en 2011.

C’est pendant mes cours de gemmologie, que le rapport éthique avec le métier dans lequel je m’embarquais à commencé à me titiller et à me poser  des questions.

Les conditions de travail dans les mines, le côté je retourne la terre à n’importe quel endroit pour trouver du minerai, puis bon, le temps à filé, et je l’avoue, tout ça est resté dans un coin de ma tête sans réellement ressortir avant que je ne m’installe à mon compte en 2013/2014.

 

J’ai choisi de travailler avec de l’argent 925 pour ma marque, est venu alors le choix du fournisseur, à ce moment-là, toutes mes réflexions liées à l’environnement et aux conditions de travail des êtres humains ont refait surface, hors de question pour moi de faire partie de ces gens qui exploitent la terre et les hommes, je veux être sure que le métal que j’achète est extrait dans les meilleures conditions.

D’autant plus qu’au moment de mes études, on ne parlait pas trop de tout ça, depuis il est difficile de faire style je ne suis pas au courant.

C’est pour cela que j’ai choisi un fournisseur au label RJC,  le « responsable Jewellery Council ».

Alors tu vas me dire, ok très bien Félicie mais c’est quoi?

« Le RJC est une organisation de certification couvrant toute la chaîne pour l’ensemble de l’industrie de la joaillerie et de l’horlogerie. » ( dixit le site du RJC).

C’est-à-dire, que de l’extraction de la mine jusqu’à la vitrine de l’artisan, chacun s’engage à respecter les droits de l’homme, du travail, de l’environnement, des pratiques minières, de l’information sur les produits et contribuent à transformer les chaînes d’approvisionnement pour qu’elles soient plus responsables et durables.

 

Pour ma production, je ne cherche que des fournisseurs labellisés RJC ou Fairmind pour mon métal et mes pierres.

Puis au quotidien, dans ma manière de travailler, je récupère chaque chute et chaque poussière de métal et je les réutilise, la collection moonrock par exemple est fabriquée qu’avec des chutes, je travaille aussi exclusivement sur commande, pour les collections, comme ça pas de production dans le vide.

 

On me fera remarquer que je ne fais que des pièces uniques et que par logique je dois produire à fond, et bien pas tout à fait, je regarde pas mal ce que j’ai en stock avant de produire, les idées sont toujours là en croquis et elles seront faites quand elles devront l’être.

Je n’ai pas envie de rentrer dans la surproduction, faire partie de la grande distribution, ce n’est pas pour moi.

Jusqu’à maintenant, je n’en avais jamais parlé, en fait je crois que pour moi ça coulait de source.

Je t’avouerai quand j’ai vu il y a environ 2 ans, des marques précisant que leurs bijoux étaient éthiques, je me suis dit « ben oui heureusement, moi aussi et alors?», jusqu’à maintenant je n’ai jamais pensé qu’il fallait que je le dise, que ma marque portait ces valeurs, parce que ça me paraît tellement évident!

Et à la Félicie, ça fait tout juste 1 semaine que je me suis dit « MAIS CRÉ-NON D’UN CHIEN!

(oui j’utilise parfois des expressions du moyen Âge) faut que je le dise aussi que je partage ces valeurs! les gens peuvent pas le deviner!

Donc voilà, je n’ai pas de label, parce que petit artisan, je vis de métier, mais bon je dois l’avouer ce n’est pas non plus la panacée, (soyons honnête) je n’ai pas encore les moyens d’être labellisée  (j’ai l’impression d’être un poulet label rouge ahah) mais un jour je l’aurai mon petit label sur mon site 🙂 .

 

Keep care, et à bientôt dans un nouvel article.

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